
Qui connait bien ses capacités peut déterminer à l’avance et avec exactitude ses temps de course lors de compétitions aux distances différentes. Pour cela, il suffit de respecter certaines règles de base.

A intervalles irréguliers, nous publions dans cette rubrique une interview avec une personnalité sportive. C'est aujourd'hui Jan van Berkel, Vainqueur de l’Ironman Switzerland.
Jan van Berkel couronne sa carrière et remporte l’Ironman Switzerland. Après être monté déjà plusieurs fois sur le podium, lors de sa septième saison comme coureur de fond professionnel, il décroche sa première grande victoire.
Comme as-tu vécu «ta» journée? Peux-tu partager avec nous ta course et tes émotions?
Sur le plan du mental, c’était une excellente journée. J’ai réussi à ancrer mes pensées dans l’instant présent pendant quasiment toute la course, à ne penser qu’à ce que dois faire à cet instant précis pour atteindre mes objectifs. Après environ 20 km de course à pied, lorsque j’ai commencé à rattraper un concurrent après l’autre, j’ai vécu un moment très spécial: j’ai en effet remarqué que les spectateurs, en particulier mon public, prenait conscience que je pouvais gagner. J’ai ressenti que leurs encouragements devenaient différents. Cela m’a littéralement porté. À la fin, sur les 5 derniers kilomètres avant l’arrivée... j’ai dû essuyer l’une ou l’autre larme de mon visage. C’était incroyable.
En analysant tes différents temps, outre un super temps en natation (50:25), force est de constater que tu as livré un marathon ultra rapide de tout juste 2:45:18. Et cela sous une température de près de 30 degrés! Peux-tu nous expliquer comment tu as segmenté ta course, pour quelle stratégie de ravitaillement tu as opté et ce que tu as entrepris pour lutter contre la chaleur?
Lorsque nous avons posé nos vélos avec près de 9 min. de retard, je savais que pour avoir une chance de remporter la victoire, j’allais devoir tout donner et livrer le meilleur marathon de ma vie. J’y suis parvenu en adoptant toujours la bonne intensité. Sur la dernière manche qu’est le marathon, je la contrôle à l’aide d’une montre GPS (y compris la fréquence cardiaque pour une analyse ultérieure) et de l’allure moyenne. Elle me procure une grande sécurité, en particulier sur les 10 premiers kilomètres, lorsque que je ne me sens pas trop en forme en raison de l’état de préfatigue ou de l’euphorie d’enfin démarrer le marathon.
Pour ce qui est du ravitaillement, je respecte la règle d’or qui prévoit env. 60-80 gr. de glucides et 900 ml d’hydratation par heure. Aussi pendant le marathon. Je suis un inconditionnel du gel Long Energy de Sponser. L’extrait de gingembre qu’il contient facilite la digestion, et il contient également quelques lipides comme source d’énergie.
Pour lutter contre la chaleur, j’ai misé sur une technique éprouvée: maintenir les surfaces mouillées et, dès que possible, se munir de glace pour rafraîchir la peau. Je prends carrément le gobelet plein de glace, le glisse sous mes vêtements pour la laisser fondre.
Au-delà de la lutte contre ses concurrents, un ironman est surtout synonyme de lutte contre soi-même.
Avec le temps fabuleux de 7:48:41 que tu as réussi en avril, ton succès était prévisible. Quelles ont été à tes yeux les trois clés de ton succès?
Depuis presque deux ans, tu es coaché par le Néo-Zélandais Dan Plews, physiologue du sport et lui-même athlète d’ironman. Comment s’y est-il pris pour faire d’un bon Jan van Berkel un Jan van Berkel brillant?
Avec Dan, je suis passé à une alimentation «Low Carb High Fat» (faible en glucides et riche en lipides), ce qui m’a en particulier permis d’optimiser mon métabolisme. En outre, par le biais de la variabilité de la fréquence cardiaque, nous avons déterminé les formes d’entraînement les plus efficaces pour moi.
As-tu un secret que tu pourrais nous dévoiler? Une astuce concernant par exemple l’entraînement, la nutrition ou la récupération.
Il n’y a pas de recette miracle. Ceux qui cherchent à la trouver cherchent surtout à éviter de travailler durement.

Qui connait bien ses capacités peut déterminer à l’avance et avec exactitude ses temps de course lors de compétitions aux distances différentes. Pour cela, il suffit de respecter certaines règles de base.

A intervalles irréguliers, nous publions dans cette rubrique une interview avec une personnalité sportive. C'est aujourd'hui Céline Schärer, Championne de l’Ironman Zürich 2017.

A intervalles irréguliers, nous publions dans cette rubrique une interview avec une personnalité sportive. C'est aujourd'hui Jan van Berkel, Vainqueur de l’Ironman Switzerland.
Jan van Berkel couronne sa carrière et remporte l’Ironman Switzerland. Après être monté déjà plusieurs fois sur le podium, lors de sa septième saison comme coureur de fond professionnel, il décroche sa première grande victoire.
Comme as-tu vécu «ta» journée? Peux-tu partager avec nous ta course et tes émotions?
Sur le plan du mental, c’était une excellente journée. J’ai réussi à ancrer mes pensées dans l’instant présent pendant quasiment toute la course, à ne penser qu’à ce que dois faire à cet instant précis pour atteindre mes objectifs. Après environ 20 km de course à pied, lorsque j’ai commencé à rattraper un concurrent après l’autre, j’ai vécu un moment très spécial: j’ai en effet remarqué que les spectateurs, en particulier mon public, prenait conscience que je pouvais gagner. J’ai ressenti que leurs encouragements devenaient différents. Cela m’a littéralement porté. À la fin, sur les 5 derniers kilomètres avant l’arrivée... j’ai dû essuyer l’une ou l’autre larme de mon visage. C’était incroyable.
En analysant tes différents temps, outre un super temps en natation (50:25), force est de constater que tu as livré un marathon ultra rapide de tout juste 2:45:18. Et cela sous une température de près de 30 degrés! Peux-tu nous expliquer comment tu as segmenté ta course, pour quelle stratégie de ravitaillement tu as opté et ce que tu as entrepris pour lutter contre la chaleur?
Lorsque nous avons posé nos vélos avec près de 9 min. de retard, je savais que pour avoir une chance de remporter la victoire, j’allais devoir tout donner et livrer le meilleur marathon de ma vie. J’y suis parvenu en adoptant toujours la bonne intensité. Sur la dernière manche qu’est le marathon, je la contrôle à l’aide d’une montre GPS (y compris la fréquence cardiaque pour une analyse ultérieure) et de l’allure moyenne. Elle me procure une grande sécurité, en particulier sur les 10 premiers kilomètres, lorsque que je ne me sens pas trop en forme en raison de l’état de préfatigue ou de l’euphorie d’enfin démarrer le marathon.
Pour ce qui est du ravitaillement, je respecte la règle d’or qui prévoit env. 60-80 gr. de glucides et 900 ml d’hydratation par heure. Aussi pendant le marathon. Je suis un inconditionnel du gel Long Energy de Sponser. L’extrait de gingembre qu’il contient facilite la digestion, et il contient également quelques lipides comme source d’énergie.
Pour lutter contre la chaleur, j’ai misé sur une technique éprouvée: maintenir les surfaces mouillées et, dès que possible, se munir de glace pour rafraîchir la peau. Je prends carrément le gobelet plein de glace, le glisse sous mes vêtements pour la laisser fondre.
Au-delà de la lutte contre ses concurrents, un ironman est surtout synonyme de lutte contre soi-même.
Avec le temps fabuleux de 7:48:41 que tu as réussi en avril, ton succès était prévisible. Quelles ont été à tes yeux les trois clés de ton succès?
Depuis presque deux ans, tu es coaché par le Néo-Zélandais Dan Plews, physiologue du sport et lui-même athlète d’ironman. Comment s’y est-il pris pour faire d’un bon Jan van Berkel un Jan van Berkel brillant?
Avec Dan, je suis passé à une alimentation «Low Carb High Fat» (faible en glucides et riche en lipides), ce qui m’a en particulier permis d’optimiser mon métabolisme. En outre, par le biais de la variabilité de la fréquence cardiaque, nous avons déterminé les formes d’entraînement les plus efficaces pour moi.
As-tu un secret que tu pourrais nous dévoiler? Une astuce concernant par exemple l’entraînement, la nutrition ou la récupération.
Il n’y a pas de recette miracle. Ceux qui cherchent à la trouver cherchent surtout à éviter de travailler durement.

Qui connait bien ses capacités peut déterminer à l’avance et avec exactitude ses temps de course lors de compétitions aux distances différentes. Pour cela, il suffit de respecter certaines règles de base.

A intervalles irréguliers, nous publions dans cette rubrique une interview avec une personnalité sportive. C'est aujourd'hui Céline Schärer, Championne de l’Ironman Zürich 2017.