
Une stratégie de ravitaillement adéquate est décisive pour obtenir les résultats souhaités lors d’une compétition. Les meilleures astuces.

Lorsque nous pratiquons le sport à la limite de nos capacités, nous mettons notre l’estomac à bien plus rude épreuve que lors d’une randonnée ou d’une balade à vélo.
Quiconque a déjà participé à un marathon ou à un triathlon longue distance sait qu’à l’arrivée, il est souvent question de maux d’estomac pendant la compétition, et il ou elle en a peut-être aussi été victime. «J’avais constamment des crampes» ou «j’ai souffert d’une grosse fringale» figurent parmi les plaintes les plus courantes. Pour beaucoup, le phénomène de l’estomac qui fait des siennes pendant la compétition est dû à la «faute à pas de chance». Pourtant, c’est loin d’être une coïncidence.
L’intensité sportive et la digestion sont difficilement compatibles: plus l’allure est vive et plus on flirte avec ses limites, plus le corps passe en «mode compétition» et donne la priorité aux processus qui lui permettent d’avancer vite. L’oxygène disponible est donc avant tout utilisée pour fournir l’énergie nécessaire aux muscles, et tous les autres systèmes, comme entre autres la digestion, sont ralentis au maximum, voire mis en «mode urgence» dans certains cas extrêmes. En courant rapidement sur un kilomètre, il est quasiment impossible de boire rien qu’une gorgée, sans parler d’absorber de la nourriture solide.
Les problèmes de digestion lors d’efforts sportifs de longue durée dépendent donc principalement de l’intensité de l’activité sportive, du moment et du type du ravitaillement. L’effort physique et une forme de nourriture inhabituelle déséquilibrent le microcosme de l’estomac, ce qui peut s’exprimer de différentes manières: reflux gastrique, brûlures d’estomac, douleurs pectorales, nausées, voire vomissements.
Les coureurs de fond sont victimes de nausées surtout pendant ou juste après la fin de la compétition. Ce qui est frappant: pour les athlètes ayant bu juste avant de prendre le départ de la course, le risque de souffrir d’une gêne au niveau de l’appareil digestif supérieur est nettement plus élevé. Ceci s’explique par un vidage gastrique retardé, que l’on observe lors de courses à pied intenses. Les athlètes qui boivent trop peu et qui se trouvent en état de déshydratation sont également touchés par un vidage gastrique retardé. Ainsi, la déshydratation constitue aussi un facteur de risque pour les problèmes digestifs pendant une course, ce qui peut provoquer des nausées et des vomissements. D’autres facteurs mis en cause pour les troubles digestifs sont les fortes chaleurs et les longues distances. Les températures élevées peuvent inhiber le vidage gastrique et gêner la mobilité de l’intestin en raison d’une réduction de l’irrigation sanguine.
Et ne pas oublier: la prise régulière de certains médicaments tels que des anti-inflammatoires ou de la cortisone peut également déclencher des maux d’estomac. Ces derniers peuvent même être accentués par la nicotine, la caféine, l’alcool et de grandes quantités de nourriture riche en protéines.
Dans le sport d'endurance, l’astuce est de trouver l’équilibre optimal entre une intensité de l’effort qui permette encore d’absorber la quantité d’énergie nécessaire, et un ravitaillement adapté à la situation, auquel l’estomac est habitué. L’intensité optimale est avant tout une question de sensations et d’expérience. Mais elle dépend aussi de l’ambition sportive et de la propension au risque de l’athlète.
S’il cherche à battre son propre record et qu’il court ou pédale à fond pendant des heures, le risque que son estomac se mette en grève à la moindre sollicitation est grand, même s’il s’agit simplement d’absorber un liquide (par exemple, lors de l’Ironman d'Hawaï, soumis à des conditions climatiques tropicales, les troubles gastriques sont un phénomène très répandu).
Si, à l’inverse, le sportif veille à un ravitaillement sensé, voire même goûteux, il se peut qu’il finisse sa course certes sans avoir dû faire face à des ennuis physiques, et peut-être même avec encore des réserves, mais aussi sans être allé au bout de ses limites. La «compétition parfaite» est donc toujours synonyme de recherche de l’allure «parfaite» en combinaison avec la bonne nutrition.

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